Martin Niemöller (1892-1984)

Fils de pasteur, il entre à 18 ans comme cadet dans la marine impériale. En 1918, il devient commandant de sous-marin.

Après la guerre, il s’engage dans un corps franc contre les communistes avant d’entamer des études de théologie.

Niemöller a d’abord de la sympathie pour le NSDAP (parti nazi), pour lequel il a voté dès 1924.

Simple pasteur dans la banlieue de Berlin, Martin Niemöller proteste cependant quand, en septembre 1933, l'Église protestante est soumise au régime nazi et que les pasteurs « non aryens » en sont expulsés.

Il forme alors, avec d'autres pasteurs antinazis, une nouvelle organisation nommée « Ligue d'urgence des pasteurs » qui travaille à l'intérieur de l'Église pour combattre cette nazification. Quand l'Église protestante devient, en 1934, l'Église du Reich, Niemöller et d'autres opposants rompent avec elle pour fonder l'Église confessante. Celle-ci combat directement, dès 1934, la dictature et surtout l'idéologie nazie qu'elle qualifie de non chrétienne et de non morale.

Niemöller a été arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. En 1941, il a été transféré au camp de concentration de Dachau.

Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945, il se consacre par la suite, jusqu'à sa mort en 1984, à la reconstruction de l'Église protestante d'Allemagne.

Niemöller était convaincu que l'Allemagne et l'Église (« coupable » par action et omission) partageaient une « responsabilité collective » eu égard aux atrocités nazies.